Wellness

Lu dans le Figaro.fr à l'occasion de la Journée mondiale du Bien-êtreGlobal Wellness Day (en), organisée par les industriels de ce secteur chaque 13 juin depuis 2012 dans 55 pays :

« Jamais le désir de se cocooner à travers régimes, massages ou séjours en thalassothérapie ne s'est autant exprimé ».

Le Figaro relève l'existence d'une « demande grandissante et désormais multiforme, allant du désir d'« anti-âge» au recours à la « méditation anti-stress ».

Selon un industriel cité dans l'article, le marché correspondant se chiffrerait en «  trilliards de dollars ». Information évidemment erronée si on se réfère à la définition du trilliard, mais qui montre bien qu'on se situe ici dans la culture du business et du toujours plus.

« Dans un monde compétitif où les relations sont de plus en plus rugueuses et les menaces économiques plus tangibles le "peuple Wellness" lui, se prend en charge, se sent plus autonome, davantage acteur de sa vie. Et toujours en quête de plaisir. » poursuit l'article, montrant bien ainsi la conception du "bien-être" qui est ici promue : Dans un monde économique de plus en plus dur et agressif, le "peuple Wellness" dépense des milliards (c'est déjà beaucoup !) pour s'adapter et éviter de trop souffrir du contexte social qui lui est imposé.

Certes, personne n'ira reprocher à ceux qui en ont les moyens financiers de se protéger un peu. Mais ce business du bien-être tient-il vraiment ses promesses ? Son approche consumériste nous libère-t-elle vraiment de nos conditionnements délétères ou ne fait-elle au contraire que les renforcer ?

Article à lire sur le site du Figaro.fr.