voiture autonome
© Hong Li / 123fr

L'arrivée des véhicules sans chauffeur (VSC) s'annonce comme une véritable révolution. Leur conduite plus calme sera moins énergivore, leur généralisation permettra de fluidifier le trafic mais surtout, elles auront beaucoup moins d'accidents. Toutefois, il leur faudra parfois choisir entre deux catastrophes. En une fraction de seconde, leur logiciel devra décider si il sauve la vie de ses passagers ou bien celle d'un groupe de piétons. Un exemple parfait du genre de situation où l'intelligence artificielle seule ne peut rien. C'est à l'humain, et à lui seul, de décider de l'échelle des valeurs qu'il veut défendre. Encore faut-il qu'il en ait l'intelligence, l'altruisme, la volonté et le courage.

Sans trop de surprise hélas, des chercheurs du CNRS, de l'université d'Orégon et du MIT viennent de mettre en évidence le fait que la majorité des personnes souhaitent que les autres conducteurs achètent un véhicule autonome qui protège le plus grand nombre, mais préfèrent quant à eux acquérir une voiture qui les protège en priorité. Et ils seraient opposés à ce que le gouvernement impose la protection du plus grand nombre plutôt que la leur. Le plus grand danger dans le monde de l'intelligence artificielle viendra-t-il de l'intelligence des robots ou de l'égoïsme des humains ? La question mérite d'être creusée.

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